Muhammad

Publié le par Muslim 85

L’annonce de bonne nouvelle dans la description du Prophète

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au Messager de Allah.

Le Prophète élu est né entouré de joie et de lumière, l’année de l’éléphant, l’année où la Ka^bah fut sauvée de l’armée de l’éléphant. Son père se nommait ^Abdou l-Lah, le fils de ^Abdou l-Mouttalib fils de Hachim, et sa mère était ‘Aminah fille de Wahb, la mère du dernier des prophètes.

C’est Halimah As-Sa^diyyah qui l’allaita. Elle fut agréée grâce à lui. Lorsqu’il atteignit cinq ans, elle le rendit à sa mère ^alayha s-salam.

A l’âge de six ans, sa mère mourut et son grand-père ^Abdou l-Mouttalib le recueillit. Puis à l’âge de huit ans, lorsque son grand-père décéda, c’est Abou Talib son oncle paternel qui le recueillit.

Lorsqu’il eut douze ans, il accomplit un voyage en direction du Cham en compagnie de son oncle paternel.

A l’âge de vingt cinq ans, il épousa la dame Khadijah, la mère des croyants.

Puis à l’âge de quarante ans, Allah ta^ala l’a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes. Il lui a épanoui le coeur par le message. Il a honoré la mention de son nom dans les deux témoignages. Et Il l’a élevé aux plus hauts degrés. Il était à deux coudées de Jibril ou moins encore.

Le Prophète était de taille moyenne. Il avait une très belle odeur et avait un corps sain. Son odeur était meilleure que l’ambre et meilleure encore que le musc pur. Il disait en peu de mots beaucoup de sens et il énonçait beaucoup de sagesses dont les significations étaient toutes en harmonie. Ses paroles étaient bien ordonnées. Il rendait visite à ceux qui rompaient les liens avec lui, il prodiguait à celui qui le privait, il pardonnait à celui qui était injuste avec lui, il ne se vengeait pas bien qu’étant capable de le faire, il patientait face à ceux qui l’ennuyaient. Allah ta^ala lui a montré les voies et a manifesté sur les mains du Prophète des signes éclatants. Il lui a accordé de nombreux secrets et lui a fait connaître des choses surprenantes. Il lui a fait découvrir les choses étonnantes de Sa souveraineté et de ce qui Lui appartient. Il lui a manifesté des signes de Sa toute-puissance et Il l’a préservé par Sa toute-puissance. Il a fait pousser pour lui un arbre la nuit de la grotte, et l’araignée a tissé pour lui une toile, le voilant aux mécréants. Il a fait accroupir devant lui le chameau qui a recherché son aide. Parmi ses miracles il y a le Qour’an honoré qui a été révélé sur lui de la part de Allah. Ce Qour’an qui a éclairé les esprits a dépassé par ses paroles tout ce qui serait dit et a rendu muet par son éloquence l’éloquence des arabes. Par son miracle et sa concision, il a tranché leur cou. Allah a réuni pour lui les connaissances et lui a fait découvrir les choses utiles de ce bas-monde et de l’au-delà. Que Allah lui accorde le meilleur des degrés et le meilleur des saluts, à lui ainsi qu’à sa famille et à ses compagnons, les partisans et les émigrants, jusqu’au jour du jugement.

 

Les nobles attributs du Prophète

At-Tirmidhiyy et 'Ahmad ont rapporté d'après Abou Hourayrah, que Allah l'agrée, qu'il a dit : «Je n'ai jamais vu personne de mieux que le Prophète, on dirait que la lumière du soleil parcourt son visage, et je n'ai jamais vu quelqu'un plus rapide dans sa marche que lui, c'est comme si la terre se repliait pour lui, nous, nous faisions des efforts et lui ne ressentait aucune fatigue».

Mouslim a rapporté que 'Anas Ibnou Malik, que Allah l'agrée, a dit : «Je n'ai jamais senti de musc ni d'ambre ayant une meilleure odeur que celle du Messager de Allah et je n'ai jamais touché de soie ni de brocart plus doux au toucher que la main du Messager de Allah».

Mouslim a rapporté dans son Sahih que 'Anas Ibnou Malik, que Allah l'agrée a dit : «Le Messager de Allah n'était ni excessivement grand de taille, ni petit, ni de blancheur désagréable, ni trop brun, à la chevelure ni trop frisée, ni raide et souple. Allah l'a envoyé en tant que prophète alors qu'il avait atteint la quarantaine. Il a résidé alors à La Mecque dix ans et à Médine dix ans. Allah l'a fait mourir alors qu'il était au début de la soixantaine et il n'y avait pas même vingt cheveux blancs sur sa tête et sa barbe». Al-Bayhaqiyy a rapporté qu'il arrivait souvent au fils de ^Oumar, que Allah l'agrée lui et son père, de réciter dans la mosquée du Messager de Allah, la description, en vers, que l'oncle du Prophète avait faite, pour louer sa couleur. Il avait dit :"Blanc, par le visage duquel on demande à Allah la pluie un refuge pour les orphelins et une protection pour les veuves."

Et chacun, entendant ce vers, disait : «C'est ainsi qu'était le Prophète». Quant à son comportement, cette 'ayah honorée l'a indiqué : [وَإِنَّـكَ لَعَلَى خُلُقٍ عَـظِيمٍ] [sourat Al-Qalam / 4] ce qui signifie : «Tu as certes un comportement éminent».

^A'ichah, que Allah l'agrée, a dit quand on l'a interrogée à propos du comportement du Messager de Alla: «Certes, il n'y a pas un bon caractère que Allah évoque dans le Qour'an sans que le Messager de Allah ne l'ait». Cela a été rapporté par Mouslim dans son Sahih.

D'après ^Abdou l-Lah Ibnou z-Zoubayr dans l'interprétation de Sa Parole : [{خُذِ الْعَـفْوَ [sourat Al-'A^raf / 199] ce qui signifie : «Fais preuve de pardon», il a dit : «Allah a ordonné à Son Prophète de faire preuve de pardon, parmi ce qui fait partie du comportement des gens».

^A'ichah, que Allah l'agrée, a dit : «Chaque fois que le Messager de Allah avait à choisir entre deux choses, il choisissait la plus aisée, tant que ce n'était pas un péché. Et si c'était un péché, il était parmi les gens celui qui s'en éloignait le plus. Le Messager de Allah n'a jamais pris de revanche pour se donner la victoire à lui même, à moins qu'il n'y ait eu violation de ce qui a été rendu illicite par Allah ta^ala». Al-Qattan dans sa version a ajouté : «Alors, il en prend la revanche pour donner la victoire à la religion de Allah».

^A'ichah, que Allah l'agrée, a dit : «Il n'était ni grossier ni indécent, ni de ceux qui élèvent la voix dans les marchés et ne répondait pas par le mal à celui qui lui faisait du mal, mais il excusait et pardonnait».

Al-Moughirah Ibnou Chou^bah a dit : «Le Messager de Allah veillait les nuits à faire des prières jusqu'à ce que ses pieds soient enflés, on lui disait alors : «Ô Messager de Allah, n'est-ce pas que Allah t'a pardonné ce qui est déjà provenu de toi de péchés et ce qui ne l'est pas encore ?» il a dit : ((أَفَلاَ أَكُونُ عَبداً شَكُوراً)) ce qui signifie : «Ne serai-je pas un esclave qui remercie son Seigneur».

^Aliyy Ibnou Abi Talib, que Allah l'agrée, a dit : «Pendant la bataille de Badr, nous nous protégions des associateurs par le Messager de Allah; il était le plus rude au combat parmi les gens».

Al-Bayhaqiyy, At-Tirmidhiyy et Ibnou Majah ont rapporté d'après ^Abdou l-La: «Le Prophète s'est couché sur des nattes, ce qui lui a laissé des marques sur la peau. J'ai entrepris de la lui masser et lui ai dit : Je te conjure par mon père et ma mère ô Messager de Allah, si tu nous donnes l'autorisation, nous étendrons par dessus quelque chose qui te protège de sa dureté pour que tu dormes dessus, il a dit ce qui signifie : «Qu'est-ce que j'ai et qu'est-ce qu'a le bas-monde ; qu'est-ce que je suis et qu'est-ce que le bas-monde. Certes, avec le bas-monde, je ne suis que tel un cavalier, qui s'est abrité sous l'ombre d'un arbre, puis est parti et l'a laissé ».

Il était attribué des bonnes qualités, comme la véracité, l'honnêteté, la chasteté, la générosité, le courage et l'obéissance à Allah dans toutes les situations, en tout temps, à chaque instant et dans chaque souffle, l'éloquence éblouissante et le conseil absolu, la compassion et la miséricorde, la tendresse et la bienfaisance, le réconfort des miséreux, des orphelins, des veuves et des faibles et il était le plus modeste des gens. Il aimait les pauvres, il assistait à leurs convois funèbres et rendait visite à leurs malades. Tout cela avec la belle allure, la belle apparence et l'éminence de son lignage. Allah ta^ala dit :

[اللَّـهُ أَعْلَمُ حَيْثُ يَـجْـعَلُ رِسَالَتَه] [sourat Al-'An^am / 124] ce qui signifie : «Allah sait le plus qui charger de Son message».

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